Contexte
Le laboratoire avant la frise.
Avant le parcours 2002-2018 présenté dans ce mini-site, il y a une structure déjà ancienne : un laboratoire de cartographie universitaire, né dans le sillage de la géographie réunionnaise, progressivement transformé en outil transversal d’appui à la recherche. Ce préambule situe cet héritage, les missions du laboratoire et l’organisation dans laquelle la suite du récit va s’inscrire.
Fin des années 1960
Des origines dans l’ancien laboratoire de géographie
Le Laboratoire de cartographie appliquée et traitement de l’image s’enracine dans l’ancien laboratoire de géographie rattaché au département de géographie. Mis en place par Jean-François Dupon à la fin des années 1960, ce premier outil de production cartographique accompagne un objectif structurant : la réalisation de l’Atlas de La Réunion avec le Centre d’Étude de Géographie Tropicale de Bordeaux.
Publié en 1975, cet atlas reste une référence pour comprendre les évolutions géographiques, économiques et sociales de La Réunion depuis la départementalisation. Le laboratoire travaille alors avec des moyens traditionnels de cartographie : tables à dessin, table lumineuse, calculatrices programmables, gestes techniques de dessin et de reproduction.
Années 1970-1980
Une culture des grands chantiers
Après l’Atlas de La Réunion, le laboratoire contribue à plusieurs programmes lourds : cartographie des lagons de Maurice, Rodrigues et La Réunion, atlas linguistique et ethnographique, volumes de recherche appuyés sur de très nombreux fonds, cartes et graphiques, travaux pour les ethnologues et les chercheurs travaillant sur les îlets, les matrices foncières ou les modes de vie à Madagascar.
1985
Une structure transversale pour la FLSH
En 1985, sous l’impulsion de Jacques Bougère et de Norbert Dodille, la Faculté accepte le projet d’évolution du laboratoire. L’ancien laboratoire de géographie devient le Laboratoire de cartographie appliquée et traitement de l’image : une structure originale et transversale de la FLSH, destinée à répondre aux besoins graphiques, cartographiques et documentaires des centres de recherche.
Années 1990
Des moyens, des données, des lieux
Le laboratoire se modernise progressivement : stations de travail, scanners, imprimantes, traitement d’images, logiciels spécialisés, bases géographiques et premiers usages géomatiques. Il s’installe temporairement à la Faculté de Droit et d’Économie après l’incendie de 1991, puis rejoint le campus du Moufia en 1995.
Début des années 2000
Un outil d’appui à la recherche
Au début des années 2000, le laboratoire intervient auprès des centres de recherche de la Faculté des Lettres et des Sciences Humaines. Il prépare des données, traite des enquêtes, conçoit des cartes, des graphiques, des planches et des documents pour les publications scientifiques. Les atlas, les manuels, les expositions et les travaux sur convention prolongent cette fonction d’atelier transversal.
2004-2009
Une petite structure très équipée
La configuration visible dans la présentation institutionnelle de 2009 correspond à une organisation déjà stabilisée depuis plusieurs années : un ingénieur de recherche responsable du laboratoire et un assistant ingénieur en cartographie. Le document présente une chaîne technique associant traitement statistique, SIG, cartographie assistée par ordinateur, Illustrator, Photoshop, MapInfo, Vertical Mapper, BDTOPO, scanners et impressions de qualité.